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Titre : L'illustre

Auteur : Moe

Béta-lecteur : Nut's

Genre : Heroic Fantasy

Raiting : [18+]

Disclaimer : L'ensemble de l'½uvre m'appartient, je pense qu'il est inutile de le préciser. Comme tous, je suis contre le plagiat. Si vous voulez réutiliser un de mes personnages, demandez-le-moi d'abord.

Photo : Zhang Ziyi
 

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Shinobu tentait en vain de contrôler ses tremblements mais elle ne pouvait s'empêcher de claquer des dents. Il faisait horriblement froid dans la pièce lugubre et les hurlements incessants de la radio lui donnaient envie de pleurer. Effrayée, elle remonta le plus possible sa manche droite sur son poignet.
 
Elle se tenait bien droite, ses cheveux sombres tombaient souplement dans son dos. Comme le reste des enfants de l'orphelinat, elle se devait d'écouter ses ordres intempestifs, ses idées saugrenues. Il demeurait partout, son visage vous fixait dans les moindres recoins de l'institut, de Rouen, de la France même ! Il savait toujours tout, personne ne lui échappait.
 
Comme chaque matin, elle écoutait ses nouvelles lubies puis chantait un hymne à sa gloire ... Enfin, elle se refusait à une telle pratique, elle se contentait de bouger les lèvres en silence. L'adolescente ne voulait pas se faire remarquer, auquel cas, il la tuerait inévitablement, elle s'y attendait.
 
Ses yeux en amande parcoururent la petite salle. Avec ses murs d'un blanc immaculé et son parquet en bois, la pièce n'était pas très accueillante. De plus, aucun tableau, aucune fenêtre ne venait égayait le tout. Le parquet abîmé donnait des échardes à quiconque osait s'y aventurer pieds nus. Du coup, les « petits » en étaient hourdés et ils pleuraient bruyamment jusqu'à ce que Mama leur mettre une correction. Comme cela, ils avaient une bonne raison de couiner, grommelait-elle. Bref, une salle triste à en pleurer !
 
Elle sentit les regards de ses voisins et se tortilla, gênée. Elle reconnaissait que ses yeux bridés, la couleur peu habituelle de sa peau, son petit nez et sa chevelure de charbon trahissaient ses origines asiatiques. Elle savait aussi que la société acceptait difficilement les étrangers. Mais était-ce réellement sa faute si sa mère avait fui le Japon, pays de barbares sans cesse en guerre, pour venir en France, pays en paix ?
 
Lasse de regarder le mur, elle se retourna discrètement et jeta un coup d'½il à l'assemblée. Une quarantaine de mômes, qu'on appelait communément les « petits » faute de retenir leurs prénoms, se serraient les uns contre les  autres pour avoir moins froid. Olivier, le plus jeune, pleurait en silence et les regards noirs de Mama, la nonne, n'arrangeaient rien.
 
Sa petite taille ne lui permettait pas de voir le fond et elle dut se mettre sur la pointe des pieds pour apercevoir Ashley, appuyée contre le mur, qui semblait rêvasser. Ses yeux pâles et mornes épiaient les moindres faits et gestes de ses camarades. Ni les pleurs, ni les ricanements ne la perturbaient. Soudain, elle remit brusquement ses cheveux blonds derrière son oreille droite découvrant ainsi son hideuse cicatrice qui mangeait la moitié de son visage. Comment avait-elle bien pu avoir une chose pareille ? Shinobu l'ignorait. Seule Mama en connaissait les causes et malgré toutes ses fourberies, l'adolescente n'en avait jamais eu connaissance.
 
Du haut de ses dix-neuf ans, Ashley représentait l'orpheline la plus vieille du groupe. Des bruits de couloir racontaient qu'elle se trouvait ici depuis sa naissance. Penny, une jolie fille aux allures de Barbie, affirmait que sa mère n'avait pu supporter sa monstruosité et avait tenté de la noyer dans la seine. Cette explication tordue expliquait au moins pourquoi la blonde mourait de peur face à l'eau.
 
Quand la religieuse avait entendu Penny dire de telles absurdités, elle l'avait fortement rossée. Du coup, la poupée n'en pipait plus mot.
 
La nonne ressemblait traits pour traits aux esclaves de la guerre de sécession. Sa peau aussi noire que du charbon et horriblement ridée faisait peur aux « petits » qui s'empressaient de se cacher quand elle arrivait. La vieille femme se complaisait dans son obésité – l'asiatique se demandait même comment elle pouvait passer une porte – et son opulente poitrine l'empêchait de voir ses pieds. Elle restait rude mais juste et la brune l'adorait pour cela. Elle constituait la figure maternelle par excellence.
 
D'ailleurs, la s½ur adorait coiffer la chevelure incroyablement lisse de son enfant chérie. Elle y passait tellement de temps qu'à la fin, Shinobu avait la nuque endolorie à force de ne pas bouger.
 
Une étrange relation la liait à la défigurée. Elles se détestaient, de cela, la japonaise s'en persuadait. Ashley ne se privait pas pour passer outre ses ordres, ses conseils, riait de ses menaces... La brutalité de la nonne à son égard ne faisait qu'accentuer son insolence. Une espèce d'aura mystérieuse l'entourait, encouragée par le fait qu'elle ne parlait jamais autre que pour lâcher des insanités et que son visage atrophié n'exprimait aucune émotion.
 
La capricieuse enfant ne connaissait pas trop les causes de cette haine. Elle supposait que le monstre, surnommé ainsi à cause de son physique horrible et son caractère épouvantable, appartenait à une secte xénophobe mais elle s'entendait à merveille avec Nelson, un métis aux grandes dents blanches. Penny racontait même qu'ils couchaient ensemble... La brunette en doutait, qui voudrait d'une fille aussi laide ?
 
Elle sursauta brusquement quand la poupée lui donna un violent coup de coude. Elle sentit le regard pesant de Mama et rougit de honte en fixant le parquet moisi. Même avec son statut de chouchoute, la nonne n'hésiterait pas à la punir comme les autres.
 
Il débitait encore ses ordres idiots, ses insultes au sujet des nuisances à la société et, une fois encore, l'Asiatique remonta sa manche droite sur son poignet. Il racontait inlassablement les horreurs qu'il leur ferait subir quand, soudainement, un éclat de rire assourdissant retentit. L'enchantement de terreur qu'il exerçait se brisa.
 
L'ensemble de la pièce se tourna vers le fond de la salle où Nelson riait à gorge déployée. Il se frappait les cuisses de ses grandes mains noires. À côté de lui, Ashley le fixait d'un ½il morne, les bras ballants.
 
« Quel salaud, s'écria le métis entre deux éclats de rire, mais quel salaud ! Qui irait appliquer de telles balivernes ? Non mais franchement ! Quel bel enculé ! »
 
Il ne put retenir un autre gloussement. Il réussit tout de même à montrer, fier comme un coq, le tatouage qui meurtrissait la chair de son poignet.
 
« Je l'encule, ce connard de boche ! hurla-t-il à nouveau. »
 
Rouge de gêne, Shinobu comprit, aux regards furieux des religieuses, qu'il venait de prononcer sa sentence de mort. Ses propos dépassaient trop souvent les bornes pour que cela reste tolérable au sein de l'établissement.
 
Les s½urs se précipitèrent finalement sur lui, foule hystérique aux regards hagards. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Mama fut la première sur place. Elle le frappa violemment avec sa tige de bambou, avec une haine si féroce que les traits de son visage se crispèrent à son insu et l'adolescent poussa un cri de douleur sans pour autant s'arrêter de rire. Les beuglements démentiels de la négresse effrayèrent rapidement les « petits » qui se mirent à pleurnicher.
 
Elles repoussèrent brusquement Ashley qui avait tenté de s'interposer et elle percuta brutalement le mur. Elle finit par se boucher les oreilles pour ne plus entendre les braillements de douleurs du métis. Il ne tarda pas à fondre en larmes en essayant de se protéger des furies.
 
Shinobu réalisa, ahurie par ces sanglots, qu'il ne restait qu'un môme de quinze ans, abandonné par sa putain de mère. Elle se précipita alors vers le groupe pour tenter de les séparer. Rapidement, elle réussit à saisir le bras de la nonne noire.
 
« Mama, gémit-elle, arrêtez ! Mama ! Vous allez le tuer ! »
 
Folle de rage, la religieuse la jeta au sol et brandit sa tige, sans même s'apercevoir qu'il s'agissait de sa protégée. Paniquée, l'Asiatique se couvrit le visage et poussa un hurlement de terreur. Elle sentit un premier coup endolorir la fine peau blanchâtre de son bras, puis un second atteignit épaule gauche.
 
L'adolescente voulut se tourner vers Penny pour demander de l'aide mais un troisième choc s'abattit contre sa cuisse. Alors, elle comprit que personne ne lui viendrait en aide. Par conséquent, elle se roula en boule attendant les corrections suivantes.
 
Elles ne vinrent pas, à sa grande surprise. A la place, elle sentit la terre trembler et vit Mama s'écrouler à ses côtés. La tige de bambou frappa une unique fois le sol et le silence revint aussi vite que le pugilat avait débuté.
 
« Ne la touche plus jamais. »
 
La voix de la défigurée avait claqué et elle fusillait la négresse du regard. Sans se départir de la tige, elle écarta les autres nonnes et aida Nelson à se relever. Son visage ruisselait de sang poisseux et sa lèvre inférieure ne constituait plus qu'un amas noirâtre et sanglant. Il ne restait pratiquement rien de ses vêtements mais il réussit à sourire tendrement  à sa sauveuse.
 
A ce moment précis, le directeur de l'orphelinat se décida enfin à pointer le bout de son nez. Il exhibait en direction de Nelson un vieux revolver. A sa vue, la foule couina et se recula précipitamment. Les enfants se moquaient souvent du doyen pour ses sautes d'humeur et son impatience légendaire. Son énorme face violacée tressautait de manière comique et des miettes de pain parsemaient son énorme moustache rousse.
 
Ses yeux révulsés fixaient tour à tour Shinobu, toujours à terre, Ashley et Nelson. Ses mains tremblaient violemment et l'assistance crut, pendant un instant, qu'il allait faire sauter la cervelle du métis.
 
« Monsieur, débuta timidement l'Asiatique, je crois qu'il y a une méprise et ...
-       Taisez-vous, demoiselle ! la coupa sèchement le petit homme. »
 
D'abord choquée par son ton sans réplique, la brune finit par se remettre debout difficilement.
 
« Ne bougez pas, demoiselle ! »
 
Sa voix devint hystérique mais elle garda son calme et se tint debout en vacillant. En continuant de fixer le responsable, elle se pencha pour aider la nonne à se relever.
 
« Je suis navrée, Mama, susurra-t-elle de sa voix la plus mielleuse, je ne voulais pas que ça dérive autant. Vous êtes-vous fait mal quelque part ?
-       Ça va, mon chou, ronchonna la s½ur, Mama est peut-être vieille mais surtout résistante ! Mama sait que ce n'est pas ta faute, chaton, tu es une bonne gamine. »
 
La religieuse foudroya la défigurée du regard, elle attendait très certainement ses excuses. Devinant qu'elle n'en ferait rien, Shinobu continua :
 
« Ashley ne le voulait pas non plus et les propos de Nelson ont dépassé sa pensée. N'est-ce pas ? »
 
Pour toute réponse, les deux autres lui crachèrent au visage ! La glaire du bâtard se composait essentiellement de sang et la brune, terrifié à sa vue et à son contact, glapit et fondit en larmes.
 
« Le corniaud ! Le laideron ! brailla le directeur, dans mon bureau !  Immédiatement ! »
 
La blonde sourit ironiquement et épaula son ami pour qu'il puisse tenir debout. Puis, ils se dirigèrent vers l'imposant bureau qui se trouvait de l'autre côté de l'orphelinat.
 
 
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Débarbouillée, Shinobu fixait son assiette remplie de bouillie d'avoine sans vraiment la voir. Elle se retenait à grande peine de ne pas pleurer. Un peu plus tôt dans la matinée, la sentence était tombée : Nelson recevrait la peine capitale, le lendemain, pour propos subversifs.
 
« Dire que l'autre putain n'a rien ! grinça Penny en plantant avec rage sa fourchette dans son repas, ça me rend folle ! Elle aussi mérite sa balle dans le crâne !
-       Est-ce que tu crois au paradis ? enjoignit hardiment l'Asiatique
-       Hein ? Comme tout le monde, je suppose.
-       Crois-tu que Nelson ira ?
-       Certainement pas ! s'égosilla la poupée.
-       Pourquoi ? hoqueta l'autre.
-       Enfin ! Ca me paraît logique, il est une nuisance à la société ! Tu as bien vu son tatouage ! Qu'il aille crever en enfer avec les chiens de son espèce ! C'est à cause d'eux que la France, que le monde va mal ! Ils volent nos boulots, notre argent, violent les femmes qui donnent naissance à des bâtards hideux, tuent les personnes âgées, tabassent les hommes ! C'est même à cause d'eux qu'il y a le SIDA, les cancers et toutes les autres maladies ! Il le dit sans arrêt ! »
 
La brune poussa un petit « oh » plaintif avant de répondre qu'elle ne se trompait certainement pas. Elle trouvait cela très tiré par les cheveux, elle ne saisissait pas le rapport entre le cancer et les origines ou le physique d'une personne. Sa naïveté lui jouait assurément des tours, si Penny, parfait exemple de la citoyenne idéale, lui affirmait de tels propos, elle devait être dans le vrai !
 
« Bien sûr que j'ai raison, affirma son amie en éclatant de rire, ç'a toujours été comme ça !
-       Impossible, contra la brune, l'Homme est sur Terre depuis environ deux cent mille ans ! Il ne peut pas être au pouvoir depuis ce temps, aucun Homme ne vit autant... »
 
L'adolescente blonde écarquilla les yeux, surprise par la bêtise de sa camarade.
 
« Enfin, dit-elle hésitante, qu'est-ce que tu racontes?
-       Quoi ? s'étonna Shinobu.
-       N'as-tu jamais ouvert un livre d'histoire ? Qui a bien pu te fourrer une telle idée dans le crâne ?
-       Ma mère, marmonna la brunette, disait toujours que les livres d'histoire ne méritaient aucune attention...
-       Et l'idiotie a tué ta mère, tu le sais bien ! Elle divaguait complètement. L'Homme civilisé n'existe que depuis un siècle, deux tout au plus. Avant son ascension au pouvoir, l'être humain vivait comme un animal qui se livrait avec plaisir à la guerre, à l'inceste et toute autre horreur. Des bêtes ! Puis il a pris le pouvoir par la force, certes, mais cela restait nécessaire. Il fallait quelqu'un de fort, d'intelligent pour s'imposer à la masse. Cet évènement est ce qu'on appelle « la première guerre mondiale ». tu le sais, ça ?
-       Bien sûr ! Mais et la seconde ? Et Hitler ?
-       Un imitateur jaloux de son succès ! Tu n'allais pas à l'école avant ?
-       Si, bien sûr. Pour qui me prends-tu ? Mais ma mère disait toujours que...
-       Ta salope de mère était une idiote finie ! gronda Penny, crois-mois et écoute ce que je te dis. Hitler, il faut bien le reconnaître, était loin d'être stupide mais il n'égalait pas son intelligence. Il l'a tout de même forcé à se cacher pendant plusieurs années pendant que le Führer tentait vainement de régner. Peine perdue, bien entendue, la masse s'est rebellée pour qu'il revienne au pouvoir. C'est le véritable souverain du monde. Il nous protège contre les nuisances à la société. Si la paix est préservée, c'est grâce à lui. »
 
Shinobu lui retint de dire que les dates ne concordaient pas, personne ne pouvait vivre plus de cent ans. A la place, elle demanda :
 
«  Peut-on vraiment parler de paix quand des milliers d'innocents sont tués tous les mois ?
-       Ils ne disposent d'aucune innocence, s'écria son amie, ils représentent des nuisances à la société, des bêtes affreuses qui n'évoluent pas, qui pratiquent le meurtre, l'inceste. »
 
La poupée devint rouge de fureur mais l'Asiatique ne put répliquer. La porte du réfectoire s'ouvrit bruyamment et quand Ashley y pénétra, de sa démarche assurée et son regard arrogant, un silence de plomb s'imposa. Toujours impassible mais accompagnée de deux nonnes, elle prit son infâme nourriture et s'assit à une table isolée. Elle ne pouvait plus ouvrir son ½il droit et il ne restait rien de sa lèvre supérieure. Pourtant, elle ne s'en préoccupait pas et mâcher sa nourriture inlassablement. Elle ne pouvait se passer de nourriture sinon elle ne reprendrait pas ses forces et ses plaies cicatriseraient moins vite voire pas du tout. Incroyable comme elle pouvait avaler n'importe quoi – sûrement parce qu'elle avait connu la famine dans son enfance !
 
Absorbée par la contemplation du laideron, Shinobu sursauta quand elle sentit une pression contre son épaule. Elle se tourna pour voir Mama lui sourire tendrement.
 
« Ça va mieux, chaton ? demanda la nonne.
-       Oui, oui, répondit vaillamment l'adolescente, j'ai juste été un peu surprise et dégoûtée.
-       Mama n'en doute pas un seul instant. Nelson va recevoir la punition qu'il mérite. Par contre, l'autre a encore une fois été épargnée ! »
 
Sous sa peau noire, Mama devint rouge de colère et ses yeux lancèrent quelques instants des éclairs.
 
« Alors, le doyen ne lui donnera aucune punition ? s'indigna Penny.
-       Si, soupira Mama, mais pas assez au goût de Mama. Shinobu, navrée mais elle refuse de s'excuser auprès de toi. Le saint directeur a donc décidé qu'elle ferait ce que tu veux le temps qu'elle te demande pardon. Dès cet après-midi, elle t'aidera au marché ...
-       Quoi ? rougit la concernée, ce n'est vraiment pas la peine Mama ! Voyons, je ne le désire pas ! Je peux très bien me débrouiller seule !
-       Etait-ce une question ? Je ne crois pas ! »
 
Elle devint cramoisie sous le regard accusateur de la vieille femme. Elle ne put qu'approuver pour que la nonne s'éloigne de son lourd pas, sa longue jupe ramassant la poussière du sol.
 
« La chance ne te sourit pas, ricana la blondinette, tu ne pourras même pas voir seule ton aristo du marché !
-       Il ne possède rien d'un aristo ! rouspéta l'autre, mais tout du gentleman !
-       Ben voyons. Et, il s'appelle comment ton aristo ?
-       Je.... Je ne sais pas encore, s'empourpra la brune.
-       Grands Dieux ! Cela fait deux mois que tu le suis et tu ne connais même pas son nom !
-       Je ne le suis pas... On se croise par hasard au marché !
-       Si ça se trouve, Ashley va te le voler...
-       Ne dis pas d'ânerie, voyons ! Qui voudrait d'une fille aussi laide ? »
 
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Tags : Chapitre 1 Partie 1

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Comments :

  • Syn-contes

    02/07/2012

    Screugneugneu gnu!!! grmmmbl! Je déteste quand mon ordi me fait ce genre de coup : il saute de page sans poster mon com's...Sniffffff!
    Fais Chi*er!
    Brdel.

    Bon. Je disais que je n'avais rien à te reprocher. Qu'à nouveau je visualisais bien les choses et que cette proximité avec l'histoire mondiale était bien gérée et incluse dans ta fiction.

    Mama me rappelle la gardienne dans Chicago \o/ mais ta description d'elle correspond parfaitement aux gouvernantes des années Secession. Du moins, c'est bien l'image que l'on voit apparaitre dans les films américains sur cette époque!

  • Creatis

    14/06/2012

    Bonsoir !

    Alors, tous dépend de ton prologue, j'ai pu voir qu'il faisait la même taille qu'un chapitre, donc, a partir de là, il est considéré comme une pièce à part entière. Tu n'auras donc pas a publier de troisième chapitre pour t'inscrire lors de la ré-ouverture !

    Bonne soirée,
    Neddy.M Madique

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